Les hauts responsables de l'Armée de l'Air ont imposé cette complication dans la mesure où elle permettait de suivre avec exactitude un plan de vol ou les consignes horaires de la tour de contrôle. Une telle exigence peut aujourd'hui paraître inappropriée au vu de l'évolution et de la sophistication des équipements électroniques actuels. Reste qu'à l'époque, la fiabilité de l'industrie horlogère de précision pouvait être tout simplement une question de vie ou de mort et la montre était devenue un instrument de navigation, à même de suppléer les appareils de bords. Les exigences des différents commanditaires, en particulier la marine et les armées de l'air, ont obligé les maîtres horlogers à aller toujours plus loin dans la précision, dans la fiabilité, ainsi que dans la complication. Parmi les autres conditions imposées par le cahier des charges du ministère français de la Défense : une lisibilité parfaite du cadran de jour comme de nuit, ainsi qu’une autonomie supérieure à 35 heures et un écart maximal de 8 secondes par 24 heures. L'écart étant réduit à 0,2 secondes par minute et 0,5 secondes par demi-heure pour ces chronographes. En outre, ceux-ci devaient également être capable de fonctionner un minimum de 300 mises en marche, arrêts et remises à zéro consécutives. |